Felipe Matarranz Gonzalez itinéraire d’un guérillero antifranquiste

Auteur·e : Pinot Rita

Éditeur : Éd. No pasaran

2006 | 1 vol. (143 p.) | 10,00 €

Quand éclate la Guerre d’Espagne, le 18 juillet 1936, Felipe Motarranz Gonzalez, 20 ans, comprend que seules les armes pourront désormais combattre les forces antiprolétariennes. Trois jours plus tard, avec des compagnons de Torrelavega, armés de quelques carabines, d’une batterie de voiture et de dynamite, il s’élance sur la route Burgos-Santander... Les mois suivants, d’Irun à Oviedo, il combat les fascistes dans toutes les grandes batailles del Frente del Norte.
Blessé deux fois à mort, capturé à deux reprises, il parvient à s’échapper et reprend les armes. Mais en décembre 1937, il est arrêté, torturé puis condamné à mort. Pendant deux ans, il attend qu’on vienne l’arracher à sa cellule pour le fusiller. Finalement gracié, il voit sa peine commuée en 30 ans de prison et il est libéré en 1942. Assigné à résidence, il entre en contact avec los del monte, des groupes de quelques dizaines d’antifranquistes qui se sont repliés vers les montagnes de Cantabrie et des Asturies.
II devient d’abord le principal agent de liaison de la Brigada Machado, puis guérillero. Depuis les nids d’aigle des Pics d’Europe, il s’efforce de relier les maquis dispersés, afin d’organiser une résistance armée de grande ampleur. Mais l’étau se resserre, les chefs guérilleros tombent les uns après les autres. Felipe réussit à s’enfuir mais il est finalement arrêté, traduit devant un conseil de guerre, puis transféré au pénitencier de Burgos où il purge six autres années de prison.
Dans l’intervalle la plupart des foyers de guérilla sont décimés. Libéré en 1952, " sous liberté conditionnelle ", il sait que les derniers guérilleros, isolés, sont aux abois. Fidèle, il reste leur seul lien. En 1957, il part à la recherche du légendaire Juanin, embusqué dans la région des Pics d’Europe et traqué depuis vingt ans. Ce dernier est assassiné un mois plus tard. Après l’échec des guérillas du Nord, Felipe continue la lutte clandestine, avec prudence, jusqu’à la mort de Franco....
Aujourd’hui, à l’âge de 90 ans, Felipe Motarranz Gonzalez est un militant de la mémoire, qui se bat avec force pour réhabiliter celle de ses anciens compagnons de route. Inlassable, il incarne avec intelligence et grandeur, la mémoire vivante de la résistance armée antifranquiste des montagnes asturiennes. Témoin de toute une génération militante qui a affronté le fascisme, militant communiste, il n’en a pas moins gardé une indépendance d’esprit à l’égard du Parti.
II se revendique avant tout comme un combattant de la Liberté et un guérillero qui a mené une lutte acharnée contre la Dictature. L’avenir appartient toujours à ceux qui luttent...


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