Projection "Nous n’avons pas peur des ruines"
Nous vous proposons de visionner ensemble le dernier film de Y. Youlountas. Dimanche 7 Décembre à 15h à la librairie des Nuits Bleues - 100 avenue Pasteur - ANGERS - entrée libre
Nous vous proposons de visionner ensemble le dernier film de Y. Youlountas. Le titre, hommage à l’époux d’une
ancienne angevine E. Morin ! Vient d’un discours de B. Durruti. Une phrase qui aurait été dite par Buenaventura
Durruti, célèbre anarcho-syndicaliste :
« Nous n’avons pas peur des ruines. Nous sommes capables de bâtir aussi. C’est nous qui avons construit
les palais et les villes d’Espagne, d’Amérique et de partout. Nous, les travailleurs, nous pouvons bâtir des
villes pour les remplacer. Et nous les construirons bien mieux ; aussi nous n’avons pas peur des ruines.
Nous allons recevoir le monde en héritage. La bourgeoisie peut bien faire sauter et démolir son monde à
elle avant de quitter la scène de l’Histoire. Nous portons un monde nouveau dans nos cœurs. »
« Nous n’avons pas peur des ruines », comme un pied de nez sémantique aux libéraux de droite extrême de là-bas, en Grèce, qui promettait alors « nous ferons de vos lieux des ruines ». Des ultras libéraux, qui n’hésitent pas partout, en Grèce, en France mais dans le monde entier à tout détruire pour faire toujours plus de profit. Peu importe les dégâts. Ce film montre, bien entendu, comme à chaque fois, les compromissions de médias ; la loi et les règlements qui profitent aux puissant.e.s et aux dominant.e.s ; les « hommes en armes » qui protègent et ne rêvent parfois que de terreur à imposer comme à Sainte-Soline.
Ici ou ailleurs, hier comme aujourd’hui ; au Chiapas, au Rojava, en Iran, en Grèce ou que ce soit dans le monde, ce
sont les gens d’en-bas qui produisent tout. MAIS, ce sont surtout les riches qui accaparent notre temps en nous
forçant à toujours plus à travailler et à produire ; qui accaparent, les biens communs que sont les espaces naturels collectifs, l’eau, tout en polluant tout...
À l’image de ce qui se passe dans le monde avec chacun.e des continuités et similarités ou avec des réalités différentes, en Grèce, des camarades, des habitant.e.s, des résident.e.s, des travailleurs et travailleuses ou pas,
s’organisent, réorganisent la vie. Ils et elles prennent leurs affaires en main, en posant des actes variés et des
réflexions. Face aux ruines et à la destruction du vivant, il faut tout détruire pour tout reconstruire et ce en même temps. L’Un ne pouvant aller sans l’Autre.
La projection de ce film, vise à faire connaître cette Résistance, ces résistances, mais, aussi à recueillir des dons
financiers ou matériels (voir sur le site de la librairie, la liste des besoins).
La Librairie Les Nuits Bleues, est toujours depuis plus de 20 ans, une (petite) librairie sociale, de classe et donc
Internationaliste !
